Votre équipe est-elle à bout de souffle ? Le problème du sommeil dont personne ne parle
- 27 juil.
- 5 min de lecture
Dernière mise à jour : 31 juil.

Vous savez déjà que vos collaborateurs sont à bout. Les échéances, le stress financier et les obligations familiales ne disparaissent pas lorsque les employés rentrent chez eux.
Une nouvelle étude surprenante menée par Sun Life et Ipsos a révélé qu’un nombre important de vos employés ne dorment probablement pas bien. Et cela coûte plus cher que ce que l’on imagine.
L’étude a montré que près de la moitié des employés canadiens ne dorment pas les 7 heures recommandées. Un sur cinq répond aux critères de l’insomnie clinique.
Ce n’est pas une tendance en matière de bien-être. C’est un problème lié à la main-d’œuvre et qui se cache discrètement dans votre régime d’assurance collective.
En bref:
Le coût : Les employés souffrant d’insomnie s’absentent jusqu’à 8 jours par an et perdent entre 9 et 12 heures de productivité hebdomadaire — pourtant, seul un tiers des employeurs en reconnaît l’impact. Un mauvais sommeil se répercute sur la santé mentale, physique, financière et sociale, ce qui affecte à son tour les performances des employés.
Les obstacles : Le coût, le fait de ne pas savoir où s’adresser et des priorités concurrentes empêchent les employés de demander de l’aide — même lorsque celle-ci est disponible.
La solution : Ce qui empêche souvent les salariés d’obtenir l’aide dont ils ont besoin est le manque de sensibilisation, et non la couverture. Votre régime actuel comprend probablement une couverture en santé mentale (y compris la thérapie cognitivo-comportementale), des programmes d’aide aux salariés et à leur famille, des soins en ligne, un accompagnement pour les maladies chroniques et des ressources en matière de santé hormonale.
Ce que le manque de sommeil coûte à votre organisation
Le manque de sommeil ne se contente pas de fatiguer les gens. Les employés souffrant d’insomnie clinique modérée s’absentent en moyenne 5 jours de travail par an uniquement à cause de leur sommeil et déclarent voir leur productivité diminuer pendant plus de 9 heures chaque semaine. Ceux qui souffrent d’insomnie sévère s’absentent presque 8 jours et subissent une baisse de productivité de 12 heures par semaine.
Les effets ne sont pas uniquement physiques. Les employés souffrant de troubles du sommeil sont 2 à 5 fois plus susceptibles d’évaluer leur santé mentale, physique, financière et sociale comme mauvaise ou moyenne. La concentration, la qualité du travail, la motivation et même la satisfaction professionnelle diminuent toutes de manière significative à mesure que la qualité du sommeil se détériore.
La plupart des employeurs sous-estiment ce phénomène. Seul un tiers des employeurs interrogés estimait qu’un mauvais sommeil affectait de manière significative la santé ou la productivité de leur personnel — alors même que leurs employés affirment le contraire.
Qu’est-ce qui empêche vos employés de dormir la nuit ?
Les femmes et les jeunes actifs sont touchés de manière disproportionnée par le stress lié à l’argent et aux problèmes de santé mentale. Mais les principaux obstacles au sommeil, tous groupes confondus, sont énumérés ci-dessous.

Pourquoi vos employés ne demandent-ils pas d’aide ?
Les gens ne souhaitent pas mieux dormir. L’étude a révélé que les employés citent le coût, le fait de ne pas savoir où s’adresser et des priorités concurrentes comme leurs principaux obstacles à la recherche d’aide. Parmi ceux qui souffrent des troubles du sommeil les plus graves, plus d’un tiers déclarent ne tout simplement pas avoir les moyens de se faire aider — et près d’un tiers ne savent pas par où commencer.
C’est précisément là que les employeurs peuvent faire la différence.
La bonne nouvelle : les outils existent probablement déjà
La plupart des assurance collectives comprennent déjà des aides qui s’attaquent directement aux causes profondes des troubles du sommeil : stress, anxiété, pressions financières, maladies chroniques, etc. Le problème ne réside pas dans la couverture, mais dans la sensibilisation.
Voici les éléments à vérifier dans votre régime et comment en parler avec votre équipe :
1) Couverture en matière de santé mentale. Le suivi psychologique — y compris la thérapie cognitivo-comportementale pour l’insomnie (TCC-I), traitement de première intention recommandé par les cliniciens — est pris en charge par la plupart des régimes d’assurance maladie complémentaires.
L’Association canadienne de psychologie recommande une couverture d’au moins 3 500 $ à 4 000 $ par an. Pour de nombreuses organisations, ce niveau de couverture est hors de portée d’un point de vue financier ; il peut donc être très utile de rappeler à vos employés qu’ils peuvent utiliser leurs comptes de dépenses de santé – ainsi que la couverture paramédicale si vous en disposez. Si vos employés ignorent l’existence de cet avantage, ils ne peuvent pas en bénéficier.
2) Votre programme d’aide aux employés (PAE). Un PAE ne sert pas uniquement à gérer les situations de crise. Il s’agit d’une ressource confidentielle et accessible pour faire face au stress financier, aux difficultés relationnelles, à l’anxiété liée au travail et aux problèmes de santé mentale — autant de facteurs qui, selon cette étude, figurent parmi les principales causes de troubles du sommeil.
De nombreux PAE proposent un accompagnement psychologique à court terme et orientent les employés vers des spécialistes. Si vos employés pensent que le PAE est réservé aux problèmes graves, ils passent à côté d’un outil spécialement conçu pour les stress quotidiens qui les empêchent de dormir.
3) Les soins en ligne. Si votre régime inclut des soins primaires en ligne, vos employés peuvent consulter rapidement une infirmière ou un médecin — sans devoir attendre des semaines pour un rendez-vous en personne — afin d’obtenir un bilan et un traitement des troubles du sommeil, une orientation vers des spécialistes et, souvent, une prise en charge des problèmes de santé sous-jacents affectant leur sommeil.
4) Accompagnement des maladies chroniques. Les employés souffrant de pathologies telles que le diabète, l’asthme ou la BPCO sont nettement plus susceptibles de souffrir d’insomnie clinique. Si votre programme comprend des programmes d’accompagnement pour les maladies chroniques, cela mérite d’être souligné — en particulier auprès des employés qui ne se rendent peut-être pas compte à quel point leur état de santé et leur sommeil sont étroitement liés.
5) À l’intention particulière de vos employées. Les femmes en périménopause ou en ménopause sont confrontées à des taux disproportionnellement plus élevés d’insomnie clinique, seules 13 % d’entre elles déclarant ne pas avoir de difficultés à dormir. Si votre personnel compte des femmes à cette étape de leur vie, des ressources dédiées à l’accompagnement de la ménopause — notamment des soins en ligne dispensés par des professionnels formés dans ce domaine — peuvent faire une réelle différence.
Trois mesures que vous pouvez prendre ce mois-ci
Les employeurs occupent une position unique pour avoir un impact significatif sur le bien-être de leurs employés. Vous n’avez pas besoin d’un nouveau budget dédié au bien-être pour faire bouger les choses sur ce sujet.
Envoyez un simple rappel concernant votre PAE. De nombreux employés oublient son existence ou ne connaissent pas l’étendue de sa couverture. Un bref e-mail — ne serait-ce qu’un paragraphe — peut permettre de reconnecter vos collaborateurs à une ressource à laquelle ils ont déjà accès. Si vous n’êtes pas satisfait de votre PAE actuel, d’autres options autonomes sont disponibles.
Vérifiez le plafond de votre couverture en matière de santé mentale. L’accès à des soins professionnels est coûteux ; par conséquent, pour garantir que vos salariés puissent obtenir l’aide dont ils ont besoin, il peut être essentiel de proposer une couverture paramédicale assurée, éventuellement assortie d’un plafond distinct pour la santé mentale, ainsi qu’un compte de dépenses de santé.
Normalisez la conversation. Les troubles du sommeil sont courants, ils peuvent être traités et ne constituent pas un signe de faiblesse. Une brève mention lors d’une réunion d’équipe ou une ligne dans votre prochaine communication sur le bien-être peut grandement contribuer à réduire la stigmatisation qui empêche les personnes de demander de l’aide.
S’attaquer aux déficits de sommeil chroniques peut grandement contribuer à améliorer les performances, à réduire les maladies chroniques et à améliorer la santé mentale.
Vous souhaitez savoir comment votre régime d’assurance collective actuel soutient la santé du sommeil de vos collaborateurs ou comment vous pouvez étendre la couverture ? Nous serons ravis de vous présenter en détail ce dont vous disposez déjà — et ce qu’il pourrait être intéressant d’ajouter. N’hésitez pas à contacter votre conseiller à tout moment.



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